Direction Nicaragua pour la première étape de notre Road Surfing Trip. Pas de plan vraiment prévu. Seulement surfer des petites vagues sans trop de monde à l’eau. Améliorer le taux de réussite des manœuvres aériennes et apprendre quelques mots d’espagnol. 

Au Nicaragua, on surfe plutôt la côte pacifique. Surement d’excellentes vagues coté Caraïbe mais pas facile d’accès, avec une terre noire et plus humide. Plages sublimes au sud du Nicaragua, tout près de la frontière du Costa-Rica aux alentours de San Juan Del Sur. On a planté nos planches au Camping Matilda situé sur la plage de Majagual à quelques coups de rame de Playa Madeira très prisée par les surfeurs en herbe.

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Photo : Playa Madeira surf camp

Le camping est assez magique. On se croirait un village de schtroumpfs dans un décor coloré de champignons géants, de gecko et de tortues de plâtre. Le standing varie en fonction du prix. Si on a pas de tente, on a le choix entre une niche avec matelas et moustiquaire à 8 dollars la nuit ou une piole à 25 dollars.

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Photo : 8 dollars la nuit pour la niche

Ici vit une petite communauté bizarroïde où se croisent aussi bien des vieilles reliques de Woodstock que des voyageurs aguerris. Dès l’aube, Frank Sinatra donne le tempo d’une voix suave qui englouti le brouhaha incessant de la forêt animé par des cohortes de singes. L’après-midi est plutôt réservée aux cracheurs de feu comme Jimmy Hendrix et autres énervés. Parfait pour récupérer du surf du matin et de la chaleur, pas mal aussi pour bosser mes maths.

Lay-back paul-césar au Nicaragua

Photo : Cette photo parce que mon père déteste et que mon coach Didier Piter adore

Les petites vagues me conviennent. Le monde à l’eau ne me dérange pas. Ma machette est une Arakawa 5’7 bien large parfaite pour ces vagues rapides et sans puissance. La planche me parait tellement facile que j’en arrive à négliger les trajectoires. Dans la mesure où je peux passer de bonnes manœuvres, j’ai tendance à négliger mes lignes et mes enchaînements. La moindre erreur est hyper visible dans le surf de petites vagues. Cela fait du bien à mon surf et à ma tête.

Entre deux sessions, je m’entraîne à marcher et sauter sur une corde tendue entre deux arbres espacés de 8 mètres environ. Pas évident. J’arrive à faire des allers-retours.

Slackline paul-césar au Nicaragua

Pas encore ready pour les sauts. Je ne sais pas comment les gars arrivent à faire des saltos en se réceptionnant sur la corde. Pas évident...surtout lorsqu'on entend les singes se fendre la gueule dans les arbres.

En tout ca, cela me paraît parfait pour le surf.

Pour le reste - quelques galères de bagnole, pneu crevé, bas de caisse défoncé enlevé à la machette - une nourriture local à base de riz et d’haricots rouges – des parties de billards torrides avec les papys du coin –

En attendant les vagues je me vrille le cerveau en compagnie d’un local à la brioche saillante, bien décidé à m’apprendre l’espagnol.

Paulc z’art

Paul-Cesar Distinguin

Pro surfer

"There was nowhere to go but everywhere, so just keep rolling under the stars" Jack Kerouac

 

CONTACTS


: Plage Nord - spot de la Gravière
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