Entre deux sessions de surf, plutôt que de pousser de la fonte, je me suis mis au Slackline. Equipement minimal. A peine 2,5 kg à glisser dans ma housse. Il s’agit de se déplacer et réaliser des figures sur une sangle tendue entre deux arbres. Ce truc a été inventé par des grimpeurs en mal d’escalade. Un peu comme le skate pour les surfeurs.

Le matériel a vraiment évolué ces dernières années pour devenir une discipline à part entière avec ses compétitions, ses stars et ses sponsors.

De mon coté, j’ai opté pour une sangle de 5 cm de large et de 15 mètres de long plutôt destinée aux acrobaties. Très simple d’installation, il suffit de trouver deux arbres séparés d’une dizaine de mètres sur un terrain sableux.

Parfait au Nicaragua. Une petite demi-heure disponible entre deux sessions de surf ou leçons d’espagnol. Pimpam poum et roule ma poule !

Pas facile, surtout au début car les yeux viennent se visser sur les pieds alors qu’il faut regarder devant. Au début c’est normal. Il faut bien regarder le ballon pour apprendre le rebond ! Pas possible encore de se concentrer sur le panier. Mon pied rien que mon pied. C’est lui qui doit prendre la commande des opérations, ma tête ne peut rien n’y faire. Après quelques tentatives, enfin mes yeux passent le relais à mes pieds. Mes grands pieds nus se placent mal sur la sangle. La sangle trop étroite ou mes pieds trop grands ? Alors que mes pieds tâtonnent pour trouver un point d’appui stable, mes yeux tentent en vain de s’accrocher à l’arbre.

Un peu comme en surf il faut avoir du pied. Un pied propre, éduqué, sensible, poli, coordonné. Même s’il fait des efforts pour être conciliant, le problème du pied est qu’il n’obéit pas au doigt et à l’œil. Ce n’est pas parce que le doigt, la main, le bras, les épaules et les yeux décident de se taper un super carve que les pieds sont d’accords. Souvent mes pieds vrillent, se tordent, résistent….pour me lâcher en bout de course. En Slack l’équilibre s’organise à partir de l’appui. Après une dizaine de sessions, mes pieds commencent à prendre confiance en leur potentiel. Le temps d’un ride je les ai même parfois surpris à se mettre à danser. 

Paulc z’art

Paul-Cesar Distinguin

Pro surfer

"There was nowhere to go but everywhere, so just keep rolling under the stars" Jack Kerouac

 

CONTACTS


: Plage Nord - spot de la Gravière
Captcha
  Mail is not sent.   Your email has been sent.

Ne manquez pas les news de Paul-César Distinguin